Aujourd’hui, nous partons à la découverte de Max M, un producteur au parcours tout à fait unique.

L’artiste Français qui se destinait à une carrière d’expert en technologie informatiques, à découvert son amour et sa passion pour la musique. Une bonne nouvelle pour nos oreilles: de « Never Wanna Leave » à « Under Water », en passant par “Imaginary Problems”, son dernier succès, Max M comble son public et étend son talent.

Découvrez Max M en 5 questions :

Tu as un parcours atypique, comment arrives-tu à combiner ton poste d’expert informatique pour faire de la musique. C’est très courageux!

Merci ! J’avoue que c’est loin d’être évident mais avec de l’organisation et de la discipline cela
fonctionne aujourd’hui plutôt pas mal. Je bloque dans mon agenda un minimum de 10 à 15h de session
par semaine, en soirée ou le week-end et je m’y astreins. Je n’ai pas peur de faire de longues journées !
-Selon toi, quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon producteur ?
Une certaine sensibilité à la musique, mais également énormément de motivation et de persévérance !
Il faut réellement être passionné pour continuer malgré toutes les difficultés que l’on peut rencontrer dans
le milieu de la musique.
Avoir un certain bagage théorique est réellement un plus pour avancer plus rapidement, c’est pour cela
que j’ai suivi plusieurs formations et que je continue de prendre des cours.
De nos jours, une bonne maîtrise de l’outil informatique est essentielle. C’est comme tu dois t’en douter
la partie qui m’a posée le moins de problèmes !
Enfin il ne faut pas avoir peur de sortir de sa zone de confort et d’apprendre une multitude de nouvelles
choses.
Un son final prêt à être diffusé implique de nombreuses étapes et activités différentes (composition,
programmation, arrangement, enregistrement, édition vocale, mix, master…).
Que tu produises seul, en petit comité ou avec énormément de personnes à tes côtés le public jugera ton
son de la même manière !
Il faut savoir toucher à tout sans pour autant hésiter à travailler avec des personnes qui partagent ta vision
et ta sensibilité.
Au-delà de ces activités directement liées à la production tu dois également t’occuper de tes réseaux, ta
promotion et le fait de te faire connaître, gérer tes collaborations, trouver les bons partenaires …
Au final le producteur est un vrai chef d’entreprise !

Il faut beaucoup de temps, et de créativité pour apprendre un métier comme celui de la musique, comment organises-tu ton travail, ton processus créatif ?

J’organise mon activité musicale sous forme de sessions, en général de trois heures. Durant ces sessions je
fais une pause de 15 minutes toutes les heures afin de reposer mes oreilles, surtout lors des sessions de
mix/master où elles sont très sollicitées.
Lorsque j’ai des idées en dehors des sessions et que je ne peux pas aller dans le studio, je les note pour les
tester dès que cela sera possible. Ne pas être dans le studio ne veut pas dire que le processus s’arrête !
Il m’arrive de travailler seul mais mon professeur de piano, devenu un ami, se joint souvent à moi.
J’apprécie énormément la dynamique de nos échanges créatifs. Il m’aide de plus à renforcer ma théorie et
donc à formaliser plus rapidement ce que j’ai dans la tête.
Je ne travaille en général que sur un titre à la fois afin de me concentrer sur celui-ci jusqu’à ce qu’il soit
terminé. Terminer un morceau commencé est une exigence que je m’impose car cela me force à passer du
temps sur les différentes difficultés jusqu’à ce que je trouve un moyen de les résoudre.
Concernant le processus créatif je commence quasiment tout le temps par les accords, qui sont pour moi
intimement liés à l’émotion que le morceau va dégager.
Je teste différentes progressions et modifie les accords jusqu’à ce que je ressente quelque chose.
Ensuite viennent en général la ligne de basse, le beat et les ébauches de mélodies.
Une fois tous ces éléments de base sont dégrossis je structure le morceau et travaille le sound design.
Lorsque mon instrumental de démo est terminé vient la partie écriture de la topline, ainsi que le choix de
l’interprète.
Une fois que tous les éléments sont posés j’affine la production autour de la topline puis viennent les
étapes de mix et de master.
Dans le cas d’un remix ou si je produis pour une topline existante la partie vocale m’impose un certain
nombre de contraintes de départ mais le processus reste relativement identique.

Peux-tu décrire « Imaginary Problems » et nous parler de la naissance de ce morceau ?

Oui bien sûr ! Imaginary Problems est un morceau pop, infusé d’influences électroniques et dance.
La progression d’accords initiale était plutôt joyeuse ce qui destinait le titre un morceau à être plutôt pop /
feel good.
J’ai trouvé intéressant de commencer le morceau par une suite d’accords assez communément utilisée
pour ensuite m’en écarter, de manière à ce que le morceau commence de manière familière mais évolue
par la suite vers quelque chose de différent.
Pour chaque morceau, je choisis un élément qui sera le fil conducteur. Pour Imaginary, c’était pour moi la
partie rythmique qui allait guider le titre.
Le beat a donc demandé beaucoup de travail afin d’être le plus entrainant et le plus varié possible.
Au-delà du beat plusieurs petits éléments rythmiques en arrière-plan tels qu’une guitare plucky ou des
vocal chops ont été ajoutés pour ponctuer afin que le morceau ait un bon groove, varié et entraînant sur
toute la durée.

Où en es-tu aujourd’hui ? Penses-tu te consacrer uniquement à la musique, ou ta passion pour ton activité est quelque chose qui continue à te booster ?

Je suis très agréablement surpris de voir l’engouement qui commence à exister autour de ma musique et
cela me fait vraiment plaisir de voir que mes morceaux parlent à autant de personnes. Plus de 3 millions
d’écoutes en moins d’un an je ne m’y attendais vraiment pas !
J’ai récemment eu l’opportunité de pouvoir collaborer avec le chanteur Américain Chris Willis, nous
avons fait deux titres ensemble dont le premier « I’ll be up » sortira le 11 décembre prochain. Je termine
actuellement le dernier titre de mon premier EP, qui sortira en février 2021.
J’ai la chance de faire un métier que j’aime et qui me permets de faire de la musique sans pression
particulière. Etant père d’une jeune adolescente j’ai certaines responsabilités à assumer. Même si jongler
entre les deux activités n’est pas toujours facile je l’avoue j’arrive aujourd’hui à trouver un équilibre.
Il me paraît cependant évident que si le projet musical prend plus d’ampleur je serai amené à faire un
choix mais il y a encore beaucoup d’étapes à franchir avant d’en arriver là.

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